ChambreArtisLe nombre de nouveaux inscrits à la Chambre de  l'artisanat et des métiers de la wilaya d'Alger (CAM) a atteint en 2017  plus de 1600 contre 2000 inscrits en 2016, a-t-on appris samedi auprès du  directeur de la Chambre.  

 

Ce chiffre constitue de "nouveaux postes d'emploi crées" et l'amorce d'une  activité économique à valoriser avec davantage d'accompagnement et de  soutien, indiqué Kali Azzedine, directeur de la Chambre de l'artisanat et  des métiers de la wilaya d'Alger.  Sur les 1600 artisans inscrits en 2017, le même responsable a fait état de  414 artisans artistiques, 185 artisans dans la production des biens, et 454  artisans dans les métiers du service.  Il a ajouté que les métiers du service ont connu un grand engouement de la  part des artisans à l'image de la réparation des téléphones portables,  maintenance informatique, lunetterie, mécanique, peinture et plomberie,  relevant que la liste des métiers d'artisanat avait besoin d'un  "élargissement" dans le but d'enrichir ce secteur conformément aux normes  internationales.  Pour ce qui est des artisans radiés en 2017, le bilan de la CAM fait  ressortir un nombre de 639 artisans qui ont introduit des demandes de  radiation pour des raisons économiques et commerciales.  A ce propos, le directeur de la CAM a indiqué que ces radiations  constituaient une "perte" économique pour la wilaya, d'autant, a-t-il dit,  que la majorité s'orienteront vers l'informel, pour échapper aux impôts et  aux cotisations sociales.  

Recherche de rentabilité à travers l'organisation de salons

En 2017, la CAM d'Alger a organisé 8 salons au niveau des places publiques  et espaces commerciaux et de loisirs, à l'image du centre de loisirs  scientifiques de Didouche Mourad, la station métro de la Grande poste et la  promenade des Sabelettes qui a vu la participation de 100 artisans au cours  du mois de Ramadhan dernier.  Pour le même responsable, l'objectif recherché avec l'organisation de ces  manifestations est de "renforcer" les recettes de la CAM, entreprise  publique à caractère commercial et industriel (EPIC) depuis 1998, même si  ces recettes demeurent "modestes" par rapport à celles provenant des  inscriptions, principale source des revenus de la Chambre avec 4 millions  DA.   La CAM a réalisé avec le salon organisé au niveau de la promenade des  Sabelettes des recettes s'élevant à 600.000 DA, en plus de 300,000 DA pour  le salon de la station métro de la Grande poste et 50.000 DA pour le salon  organisé au niveau du centre de loisirs scientifiques de Didouche Mourad.  A l'international, la CAM participe avec 30 artisans au Festival de  l'Héritage qui se déroule à Wathba (Abu Dhabi) jusqu'au 27 janvier 2018 et  qui devrait rapporter près de 700 millions de centimes.   Evoquant le bilan de 2017, M. Kali a indiqué à l'APS que la chambre  bénéficiait au cours des dernières années du Fond de soutien aux activités  et pouvait organisé des salons et des expositions qui contribuait à la  promotion du produit artisanal, relevant qu'en l'absence de ce soutien, la  chambre concentrait ses actions sur la formation et l'inscription de  nouveaux artisans.   Il a ajouté que la CAM d'Alger s'employait à "réunir" tous les moyens pour  dispenser des formations qualifiantes qui garantissent aux artisans n'ayant 

pas de diplômes ou d'attestations de travail de se faire délivrer une carte  d'artisan. Quelque 2000 artisans ont été formés à ce jour, a précisé le  même responsable.  Par ailleurs, deux cadres de la CAM bénéficient d'une formation spéciale  dans le cadre d'un partenariat avec le Bureau international du travail  (BIT) sur la création et la gestion des entreprises qui devraient  superviser la formation des artisans en matière de commercialisation des  produits, de communication et de facturation.

S.A