L’adoption des méthodes d’aide à la  décision multicritères dans le domaine de la construction et de l’urbanisme  constitue "l’élément clé" devant permettre la réussite de l’expérience de  création de villes intelligentes en Algérie, a affirmé, à  Constantine, Mohamed Seddiki de l’université Abdelhamid Benbadis de  Mostaganem.

S’exprimant au deuxième jour des travaux du 1er colloque international sur  "les villes intelligentes" organisé par le laboratoire de l’architecture à  l’urbanisme : techniques, espace et société" de l’université Boubnider (Constantine-3), le même chercheur a précisé que "ces méthodes  soutiennent les décideurs dans les domaines de la construction, l’urbanisme  et les travaux publics en particulier pour trouver des solutions médianes  entre les différents intervenants dans l’opération de construction de  villes intelligente". Ces méthodes, définies par une série logiciels aident les dans l’opération de construction de villes intelligentes à développer les  projets urbains, à statuer sur le choix des matériaux de construction des  édifices, désigner les énergies renouvelables utilisées, les assiettes de  terrain susceptibles d’abriter les projets et même la sélection des  entreprises de réalisation, a ajouté Mohamed Seddiki qui a mis l’accent sur  l’importance de ces méthodes dans la préservation de l’environnement. Présentant une étude, réalisée sur un ancien édifice de la ville qui fait l’objet actuellement d’une opération de réhabilitation, cet  universitaire a indiqué que l’utilisation de ces logiciels dans les travaux  de réhabilitation "diminuera les coûts et contribuera à la préservation des  constructions". Dans ce sens, le même chercheur s’est engagé à présenter les résultats de  ses recherches aux professionnels du bâtiment et de l’urbanisme pour  contribuer efficacement au processus de création des villes en Algérie. Pour sa part, Walid Bechkit de l’institut d’architecture de Lyon (France),  qui a présenté un exposé sur un projet de matériels de détection de  pollution en France, a indiqué que ces outils permettent aux citoyens de  contrôler le degré de pollution dans chaque quartier et de recevoir des  alarmes en cas d’excès de pollution. "La ville intelligente est une ville naturelle avec davantage de  compétences", a ajouté le même intervenant, précisant que "la intelligente offre des solutions technologiques innovées pour réduire les  risques et les incidences de la pollution, tout en offrant des produits  bruts et des systèmes agricoles durables permettant un meilleur cadre de  vie". Ce colloque qui sera clôturé jeudi, sera sanctionné par une série de  recommandations qui seront présentées aux instances concernées par le  développement technologique, l’information et la communication et les  systèmes environnementaux  innovés.

APS