Les ventes de bonbonnes de gaz butane dans les  wilayas d’Oran, de Mascara et de Mostaganem ont connu une augmentation  allant jusqu’à 30.000 unités par jour au mois de novembre en cours,  apprend-on auprès de la section gaz-pétrole liquéfié de Naftal  relevant du district d’Oran.

Les ventes, en temps normal, sont estimées à 20.000 bonbonnes de butane par jour et connaissent actuellement une augmentation allant de  26.000 à 30.000 unités par jour, selon un communiqué de cette entreprise  dont une copie a été remise à l’APS. La demande sur le gaz butane, exprimée au niveau des wilayas citées a  connu, depuis le début de novembre, une augmentation de plus de 16 % mois d'octobre dernier marqué le froid, en comparaison avec la même période  de l’année écoulée, indique-t-on. La même source assure qu’il n' y aura pas pénurie de gaz butane durant  l'hiver prochain, car la société nationale de commercialisation et de  distribution des produits pétroliers (NAFTAL-section GPL) a pris toute série de mesures en matière d’approvisionnement. Parmi ces mesures celles  de suivre l’évolution de la demande sur les bonbonnes de gaz butane sur le  marché et l'adoption d'une troisième équipe pour fonctionner en H 24, en  plus d'un approvisionnement régulier des dépôts de Mohammadia (Mascara) de Sidi Ali (Mostaganem). Ces mesures englobent également une augmentation du stock de bonbonnes de  13 kilogrammes au niveau des stations service Naftal et une avec les directions de wilaya de l’énergie d’Oran, de Mostaganem et de  Mascara et les collectivités locales, pour la réalisation d’endroits de  stockage afin de garantir une disponibilité du produit et lutter contre la  spéculation, selon le communiqué. Naftal appelle les aviculteurs, notamment ceux qui utilisent les de gaz, à se rapprocher de ses services commerciaux pour faire la  conversion en gaz butane. Cette entreprise a lancé une campagne de sensibilisation sur les risques  et accidents engendrés par un mauvais usage des bonbonnes de gaz.

 

Lancement des premières récoltes de l’or rouge

La première cueillette du safran à Oran, planté  il y a deux mois, a été lancée au niveau de la ferme de Misserghine, a-t-on  constaté lors d’une sortie sur terrain. La plantation de cette épice sur une superficie de 300 mètres carrés, la  première du genre dans la wilaya, "a donné de bons résultats en dépit de la  nature du sol argileux caractérisé par sa salinité", a affirmé la  promotrice de ce projet à Oran, Allou Baba-Ahmed. Les fleurs du safran, de couleur violette, à trois filaments soyeux se  sont bien développées grâce au suivi et au soin quotidien avec l’adoption  de techniques simples pour creuser des trous, poser des bulbes, fournir de  l’eau et ne pas utiliser d’engrais et de produits chimiques pour les  mauvaises herbes entourant la plante de safran, a souligné Baba Allou. La cueillette du safran s'effectue de bonne heure aux environs de 7 heures  du matin avant l’ouverture de la fleur au contact du soleil pour préserver  sa valeur nutritive, a expliqué cette agricultrice, notant que l'opération  de cueillette se poursuivra jusqu’à la fin du mois courant, période de  récolte de cette épice. L'opération de cueillette qui se fait manuellement "nécessite attention particulière afin de ne pas gâcher les pétales de la plante  recouvrant les filaments délicats et sensibles et obtenir une récolte  abondante après le séchage des fils rouges", selon Mme Allou, présidente de  l'association de promotion de la femme rurale "Main dans la main" de la  daira de Boutlélis. Concernant la production de safran prévue, Mme Baba-Ahmed a fait que la quantité à extraire ne peut être déterminée qu’après séchage,  ajoutant que le plus important dans l'affaire est la réussite de cette  expérience à Oran pour sa généralisation au profit des femmes rurales.   Chaque bulbe produit théoriquement entre une, trois fleurs et peut aller  jusqu'à dix fleurs. Un hectare donne 190.000 fleurs pour un total d'un  kilogramme de safran, a-t-elle expliqué. L’expérience de plantation du safran à Misserghine est la deuxième du  genre de cette agricultrice après une première expérience sur une petite  parcelle a Ain El Beida (daira d’Es Sénia) en 2015, a-t-elle rappelé,  soulignant  que celle-ci l'a encouragée à l’extension de la surface  plantée.

APS