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Catégorie : Regions

Au moins 1.887 agriculteurs ont été formés par  le Centre de formation et de vulgarisation agricole (CFVA) implanté dans la localité de Sidi-Mahdi dans la wilaya déléguée de Touggourt (160 km au Nord  d’Ouargla), durant les quatre dernières années, a-t-on appris des responsables de cet établissement.

Issus de cinq (5) wilayas du Sud-est du pays, à savoir Ouargla, Biskra,  El-Oued, Illizi et Ghardaïa, ces agriculteurs, dont des porteurs de projets  désireux de s’investir dans le domaine agricole, ont bénéficié, sur la  période 2014- 2018 d’une formation spécialisée notamment dans le phoeniciculture, la céréaliculture, l’oléiculture le maraîchage, la serriculture, l’arboriculture, l’apiculture et l’élevage de bétail, a-t-on  précisé. Encadrée par un staff pédagogique spécialisé, cette formation (théorique  et pratique) a permis aux stagiaires d’obtenir un savoir-faire et  d’améliorer leurs aptitudes et connaissances scientifiques nécessaires pour  développer leurs projets, a-t-on souligné. Durant la même période, pas moins de 1.138 autres agriculteurs des wilayas  précitées ont été touchés par le Programme de renforcement des capacités  humaines et d’assistance technique (PRCHAT), a-t-on fait savoir, en  signalant que ce programme, initié par le ministère de tutelle, assure des  formations spécifiques et adaptées à différents types d’intervenants. Avec le concours de différents acteurs, le CFVA organise périodiquement  des journées et des initiatives de formation, sensibilisation, orientation  et vulgarisation en direction des agriculteurs sur l’organisation des  exploitations agricoles, l’énergie solaire, la gestion de l’eau destiné à  l’irrigation agricole, y compris les systèmes économiseurs d’eau, ainsi que  sur les techniques de lutte contre les ravageurs du palmier dattier,  l’aquaculture intégrée à l’agriculture et autres, selon la même source.

 

Un million de palmiers-dattiers pour produire plus de 100.000 tonnes/an

 

Un projet de plantation d’un (1) million de  palmiers-dattiers a été retenu dans la wilaya d’Ouargla, en vue d’accroitre  les capacités locales de production de dattes de plus de 100.000 tonnes/an  supplémentaires à l’horizon 2027. Ciblant une superficie totale de 8.000 hectares à travers différentes  communes de la wilaya, ce projet nécessitant un financement global de trois (3) milliards DA, est considéré comme un véritable défi qui fait partie des  efforts consentis pour donner un nouvel essor à la filière dattes en  Algérie, tout en contribuant à la création de richesse et d’emplois au  titre de la compétitivité de l’économie nationale hors hydrocarbures, a  affirmé à l'APS le président de la Chambre locale de l’Agriculture,  Okba  Choukri Bouziani. Une large action de sensibilisation a été lancée avec le concours de la  direction des services agricoles (DSA) de la wilaya d’Ouargla et le  Commissariat au développement de l’agriculture en régions sahariennes  (CDARS), pour impliquer tous les acteurs concernés, les agriculteurs, les  communes et les divers établissements financiers et bancaires, dans la  réalisation de ce projet prometteur, a-t-il souligné. Quelque 150.000 palmiers-dattiers de variétés Deglet-Nour, Ghars et  Tafzouine, ont d’ores et déjà été mis en terre, depuis mars dernier à ce  jour, à travers certains périmètres agricoles, tels que "Ahmed Drina"  (commune de Hassi Benbdallah) et Gassi-Touil (Hassi-Messaoud), a-t-il  ajouté. Classée parmi les premières wilayas productrices de dattes, en quantité et  en qualité, la wilaya d’Ouargla dispose d’une richesse phoenicicole qui  dépasse les 2,6 millions de palmiers-dattiers, dont 2.184.011 palmiers  productifs, éparpillés sur une superficie de 24.140 hectares, avec une  production moyenne annuelle oscillant entre 1,3 et 1,4 million de quintaux  de dattes, selon le même responsable. La variété Deglet Nour (datte fine) est produite par 1.432.815 palmiers  implantés sur 13.063 ha, alors que les autres variétés principales, à  savoir Ghars (dattes molles) et Degla-Beida (dattes sèches), sont produites grâce à un total de 1.183.612 palmiers sur 11.077 ha, a-t-il détaillé.    Le  phoeniciculture, activité la plus pratiquée encore par la  population   Selon M. Bouziani, cet important potentiel économique qui reste encore  l’activité agricole la plus pratiquée par la population locale, n’a pas  encore trouvé sa bonne place comme un produit phare susceptible  d’approvisionner continuellement le marché national et de s’imposer devant  la forte concurrence à l’étranger, estimant, dans ce sillage, que le  nouveau poste frontalier terrestre algéro-mauritanien devrait donner un  "nouveau souffle" à l’exportation de dattes algériennes vers l’Afrique  profonde.

Les pouvoirs publics accordent un intérêt particulier à cette filière  stratégique prenant de nombreuses mesures incitatives en faveur des  agriculteurs, notamment l’allègement des procédures administratives d’accès  au foncier agricole et la lutte contre les maladies parasitaires affectant  le palmier-dattier, dont le "Boufaroua" (un acarien de la famille des  Tetranychidae) et le  "Myelois" (ver de dattes), a-t-il soutenu. Pour diminuer les contraintes enregistrées sur le terrain en matière de  manque de main d’œuvre qualifiée, notamment les grimpeurs de palmiers, le  président de la Chambre locale de l’Agriculture à mis l’accent sur la  nécessité d’aller vers l’agriculture mécanisée et de multiplier les de vulgarisation en direction des producteurs sur la prise en charge de  cette richesse à travers l’entretien et le traitement phytosanitaire, en  plus de l’encouragement de l’industrie de conditionnement de dattes et la  production des dérivés de dattes (miel, sucre de table, confiture,  vinaigre, alcool, aliments de bétail et autres. S’agissant de l’organisation de la filière datte, M. Bouziani a fait  savoir aussi que des démarches sont entreprises pour créer une coopérative  pour regrouper environ 7.000 producteurs de dattes inscrits à la chambre de  l’Agriculture, en saluant les mesures prises par les services de la wilaya  pour accélérer le rythme de l’opération relative à régularisation du  foncier agricole. Intervenant en application de l’instruction interministérielle N-162 du 13  février 2013 portant redynamisation des dispositifs relatifs au foncier  agricole dans les wilayas sahariennes, la démarche vise à lever les  obstacles constatées sur le terrain en matière d’accession à la propriété  foncière agricole, tout en permettant aux agriculteurs activant au niveau  de ces exploitations d’obtenir leurs titres de concession et de bénéficier  des dispositifs de soutien de l’Etat à l’activité agricole, a-t-il conclu. 

APS