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Catégorie : Regions

 

La mouture finale du projet de révision de la loi sur les hydrocarbures sera adoptée le deuxième semestre de l’année en cours, a annoncé, dimanche à Oran, le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni.

"La mouture finale de la révision de la loi sur les hydrocarbures sera adoptée durant le deuxième semestre de l’année en cours. Ses nouvelles dispositions juridiques et fiscales devront encourager le partenariat gagnant-gagnant et encourager les investisseurs à venir en l’Algérie" a souligné le ministre à l’ouverture de la 9ème édition de la conférence-salon internationale sur l’industrie pétrolière et gazière en Afrique du nord (NAPEC 2019). "La refonte de cette loi sur les hydrocarbures s’est faite sur la base d’une large concertation avec les partenaires et les experts", a précisé Mustapha Guitouni, tout en notant que "l’objectif est de créer un climat d’affaires plus propice, d’autant que les ressources potentielles conventionnelles et non conventionnelles sont immenses". Pour lui, ces dispositions vont permettre une meilleure attractivité des investissements dans le domaine des hydrocarbures et d’assurer une couverture croissante de l’exploitation du domaine minier notamment. En outre, le ministre a indiqué que l’Algérie compte réunir de bonnes conditions pour relever le défi de la diversification de son économie et opter davantage sur l’industrialisation considérée comme "le vecteur essentiel pour sortir de la dépendance aux hydrocarbures". Dans ce registre, il a passé en revue nombre d’investissements et de projets structurants, lancés dans plusieurs régions du pays, à l’instar du projet stratégique de transformation du phosphate et du gaz naturel qui permettra des exports annuels d’engrais de près de 1,2 milliard USD par an. La 9ème édition du NAPEC 2019 a été ouverte dimanche sous la présidence du ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni. Les futurs enjeux du secteur énergétique sur les plans national et international seront au menu des conférences-débats de ce rendez-vous annuel. Des acteurs, experts et analystes dans les différentes thématiques liées au domaine énergétique prennent part à cette manifestation, organisée jusqu’au 13 mars en cours. L'amélioration des conditions d'attractivité des investissements en termes de défis et perspectives, le "mix énergétique", le management et le développement technologique seront abordés, entre autres thèmes, lors de cette édition, selon les organisateurs.  Le NAPEC 2019 regroupe plus de 570 participants représentant 40 pays.

Hydrocarbures : plus de 100 milliards USD alloués durant les 10 dernières années

Pas moins de 101 milliards USD ont été alloués, durant les dix dernières années à l’exploitation des ressources en hydrocarbures, a indiqué dimanche à Oran, le ministre de l’énergie, Mustapha Guitouni. "Pour l’exploitation des ressources en hydrocarbures, l’Algérie, et à travers le groupe pétrolier national Sonatrach, a alloué, durant les dix dernières années pas moins de 101 milliards USD pour l’ensemble des activités de la chaine pour produire 2.031 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) d’hydrocarbures", a souligné M. Guitouni à l’ouverture de la 9ème édition de la conférence-salon internationale sur l’industrie pétrolière et gazière en Afrique du Nord (NAPEC 2109). "L’activité exploration-production, dont nous comptons aller beaucoup loin, a consommé, à elle seule, 76% du montant global de ces investissements, soit 76,8 milliards USD", a-t-il ajouté, relevant que les investissements dans les hydrocarbures en Algérie, ont atteint pour l’année 2018, les 9,9 milliards USD. Ainsi, et au titre de la stratégie de Sonatrach à l’horizon 2030, la compagnie ambitionne, selon le ministre, l’amélioration des taux de récupération des gisements en exploitation. S’agissant de la chaine de l’aval pétrolier, le ministre a indiqué que "l’objectif principal est d’améliorer davantage les capacités de traitement de pétrole brut, qui sont passées, suite au programme de réhabilitation de l’outil national de raffinage, de 22 millions de tonnes en 2008 à 30 millions de tonnes actuellement". Parmi les attentes de la stratégie de Sonatrach 2030, le ministre prévoit la réalisation d’un apport supplémentaire de 68 milliards USD du chiffre d’affaires et l’augmentation à 50% des exportations du gaz en autres.

Etude d’estimation du potentiel d'hydrocarbures: les résultats plus qu’encourageants

Les premiers résultats de la première étude d’estimation du potentiel national d'hydrocarbures, en cours, "sont déjà plus qu’encourageants", a estimé, dimanche à Oran, le président du comité de direction de l’agence nationale de valorisation des ressources en hydrocarbures (Al-Naft). "Pour améliorer la connaissance du domaine minier en Algérie et estimer son potentiel en ressources d’hydrocarbures non conventionnels, une première étude d’envergure est en cours, dont les premiers résultats sont plus qu’encourageants", a estimé M. Arezki Hocini, dans un discours, lu en son nom, par un responsable de l’agence, Farid Ayadi, lors de l’ouverture de la neuvième éditition de la conférence-salon internationale sur l’industrie pétrolière et gazière en Afrique du nord (NAPEC 2109). Cette étude, qui a pour objectif d’évaluer le potentiel en place, est observée à travers sept (7) bassins du Sahara algérien, a-t-il fait savoir, notant que les réserves en place de pétrole et de gaz sont importantes en termes d’hydrocarbures conventionnels et non conventionnels. "Ces résultats repositionnent l’Algérie à la troisième place en terme de volume des ressources en gaz de schiste après les USA et la Chine et à la septième place pour son potentiel en pétrole de roche mère, actualisant ainsi le dernier classement de l’agence américaine d’information sur l’énergie (EIA)", a-t-il poursuivi. Le volume en place de gaz est estimé, selon les mêmes résultats, à neuf fois plus que celui des réserves de Hassi R’Mel, avec un taux de récupération de 20%, a ajouté le même responsable, relevant aussi l’importance du volume en pétrole. En parallèle, Al-Naft a lancé quatre (4) autres études du potentiel des bassins du domaine minier national, confiées à des bureaux d’études de renom, a-t-il dit. Par ailleurs, huit (8) conventions d’études de potentiel sur différents périmètres du domaine minier, dont quatre (4) concernent l’offshore, ont été signées avec différentes compagnies pétrolières partenaires ayant la maîtrise et le savoir-faire technologique, selon le responsable d’Al-Naft. Cette agence a enregistré un montant global des investissements en partenariat de 2,3 milliards de dollars dans l’amont pétrolier en 2018, a-t-il fait savoir, précisant que les activités de prospection ont concerné 18 périmètres du domaine minier national dont deux (2) dans la partie offshore. Pour lui, "le domaine minier reste largement sous-exploré, notamment celui relatif à la densité de forage par kilomètre carré qui est, en Algérie, loin des standards internationaux". Il a ajouté, à ce titre, que "soixante-dix pour cent (70%) de la surface de ce domaine minier hydrocarbures demeure encore sous explorée", estimant que cela, représente de grandes opportunités d’investissements dans l’amont pétrolier.

APS