Logo
Bannière
L’industrie et le BTPH en recul Les services créent plus d’emplois PDF Imprimer Envoyer
En Algérie, les services restent le secteur pourvoyeur d’emplois. Le commerce, la téléphonie mobile  et les petites industries détiennent le record en termes de création de nouveaux postes de travail. C’est ce qui ressort d’une étude du bureau d’études international Booz et Allen effectuée sur le climat des investissements et la croissance en Algérie. 
Dans ce rapport, il est mentionné que « les services détiennent prés de 45% des emplois créés avec une croissance exponentielle du secteur à raison de 14% ». Les TIC, le commerce et l’agroalimentaire sont les branches qui prévalent aujourd’hui dans le nouveau tissu économique avec la conquête de nouvelles parts de marché et de nouvelles compétences qui sont localisées dans le cadre stratégique des multinationales qui se délocalisent en Algérie. L’étude rapporte que « le secteur privé algérien contribue en termes de valeur ajoutée à 50% du PIB et cette croissance va perdurer si toutes les conditions de la relance seraient réunies plus tard ». En effet, la part de création des PME autour des segments des services se fait plus visible. Les TIC et le commerce contribuent selon les indices du CREAD raison de 10% du PIB, une moyenne révélatrice « d’un indice où la part de ces services commencent à se distinguer par rapport à la part des industries qui ont cependant régressé en termes de chiffres d’affaires et les effets attendus dans la création d’emplois ». Par contre, l’étude constate que le secteur industriel public est en net recul par rapport aux années précédentes et ne représente de ce fait que 7,4% des parts de marché hors hydrocarbure avec moins de création d’emplois. Et contrairement à une idée reçue, le BTPH est également en régression avec 3 à 4% de croissance pour la création d’emplois fixes et stables. Michel Broz, économiste travaillant pour le compte de ce prestigieux bureau d’études évoque « la grande difficulté de trouver des statistiques sur le rythme et l’évolution de création des entreprises ». Résultat : toutes les branches industrielles ont régressé de 30% en volume en 10 ans. D’où le constat sur le retard pris dans la création des emplois étant donné que le climat d’investissement reste encore faible et dépendant de difficultés conjoncturelles peu favorables à sa relance. Dans ce cadre, l’économiste Belhassine, chercheur au CNEAP cite « les contraintes de financement, la compétitivité de l’informel et le foncier » comme les difficultés majeures qui se présentent dans le contexte actuel. Par ailleurs, le constat de la Banque mondiale en 2006 relevait « l’insuffisance tirée des fonds pour les réinjecter dans la création de nouveaux emplois ». En termes de projections, les spécialistes du Booz et Allen recommandent « la sélectivité dans les investissements afin de relancer l’emploi ». Les services se placent d’avantage en pôle position dans le contexte actuel avec des valeurs ajoutées et un réinvestissement plus sûr. 
 

Rechercher

. : : PDF : : .

Bannière

Sondage multimédia

COMBIEN DE FOIS AVEZ VOUS CHANGER DE TELEPHONNE?
 

Sondage Auto

QUEL TYPE DE CARBURANT UTILISEZ VOUS?