Le prix du panier de référence du brut de l`Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s`est établi  vendredi à 64,16 dollars le baril, contre 63,08 dollars la veille, a indiqué l'Organisation sur son site web. 

Introduit en 2005, le panier de référence de l'Opep comprend quatorze (14) types de pétrole, dont le Sahara Blend (Algérie), l'Iran Heavy (Iran), Es-Sider (Libye), Basra Light (Irak), Bonny Light (Nigeria), Arab Light (Arabie Saoudite), Girassol (Angola) et le Mery (Venezuela).  Vendredi, à Londres, le Brent a terminé en hausse de 92 cents à 67,31 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), tandis que le baril de light sweet crude (WTI), le WTI a pris 78 cents pour clôturer à 63,55 dollars sur le New York Mercantile Exchange.   En Asie, les cours du pétrole poursuivaient leur hausse lundi, encouragés par des déclarations saoudiennes sur la limitation de la production d'or noir.   Le baril de Brent, référence européenne, également pour livraison en avril, prenait 17 cents à 67,48 dollars.   Le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en avril, gagnait 23 cents à 63,78 dollars dans les échanges électroniques ..   Samedi, le ministre saoudien de l'Energie, Khalid al-Falih, a déclaré  que la production de son pays pour les trois premiers mois de l'année devrait être inférieure aux seuils fixés par l'accord sur la limitation des extractions conclu entre l'Opep et d'autres producteurs comme la Russie.   Il a également avancé qu'en 2019, le royaume souhaitait relever les seuils mais d'une façon qui ne perturbe pas le marché.   Pour rappel, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires ont réduit leur production en janvier dernier au-delà de leurs engagements, atteignant un taux de conformité "exceptionnel" de 133%,    selon le Comité ministériel conjoint de suivi de l'accord de réduction de la production pétrolière des pays Opep et non Opep ( JMMC).   Toutefois,  ce Comité a noté "la volatilité récente du marché" tout en soulignant "l'importance de la vigilance et la nécessité d'éviter toute complaisance".    Il a également précisé que "les performances n'étaient pas uniformes et que la conformité était renforcée par plusieurs pays sur-performants", et a donc "exhorté tous les pays participants à poursuivre et, dans la mesure du possible, à intensifier leurs efforts collectifs et individuels afin d'accélérer le rééquilibrage" du marché du pétrole.   Le JMMC a affirmé qu'il s'efforcera  tout au long de l'année 2018, de maintenir ou de dépasser la conformité totale de tous les pays participants.    Depuis fin 2016, l'OPEP s'est associée à 10 autres producteurs, dont la Russie, pour limiter leur production, écluser les stocks et ainsi permettre aux prix de remonter. Cet accord, qui a déjà été renouvelé deux fois, doit pour l'instant prendre fin 2018.    Dans son dernier rapport, l'Opep a une nouvelle fois revu à la hausse ses prévisions de l'offre américaine cette année, qui selon elle "demeure préoccupante", alors que les prix ont chuté la semaine dernière.    Ainsi, l'organisation a revu à la hausse la croissance de l'offre non-Opep pour 2018, croissance qui devrait atteindre 1,4 million de barils par jour (mbj) (contre une croissance de 1,15 mbj attendue le mois dernier) pour atteindre une offre totale moyenne de 59,26 mbj. Les Etats-Unis ont majoritairement contribué à cette révision avec +0,16 mbj.   L'Opep a ainsi souligné que "la hausse de la production aux Etats-Unis demeure préoccupante" alors que l'organisation et ses partenaires, dont la    Russie, ont scellé fin 2016 un accord de réduction de leur production visant à rééquilibrer l'offre et la demande mondiale et à faire remonter les prix.   En janvier, les 14 pays de l'Opep ont pompé un total de 32,30 mbj, soit une diminution de 8.000 barils par jour par rapport à décembre, selon des sources indirectes.

  1. A. M.